Don Pasquale Giordino

sexe : masculin
couleur des yeux : noir
couleur des cheveux : poivre et sel

Neveu et « consigliere » (adjoint) de don Vitale, originaire de Corleone comme lui, Pasquale Giordino succède à son oncle à la mort de celui-ci en 1910. Après avoir, pour plus de sûreté, fait assassiner un autre neveu du « padrone », candidat lui aussi à la succession.
L’approche de la guerre en Europe multiplie les flux des immigrants siciliens et renforce l’emprise de la Mafia américaine, que l’on commence à appeler ici la Cosa Nostra, sur le crime organisé. Mais c’est la prohibition qui lui donnera, de 1920 à 1933, son véritable essor. Se sentant à l’étroit à Brooklyn, don Pasquale en profite pour rompre la « cosca » (l’alliance) et déclencher ce qu’on a appelé la guerre des gangs, lutte fratricide entre « cosche » (familles) dont il sortira grand vainqueur. En 1935, âgé de 65 ans, don Pasquale Giordino devient le « capo dei capi » incontesté des cinq « familles » new-yorkaises.
C’est vers cette époque que les mafiosi commencent à investir les produits de leurs forfaits dans des activités plus honorables destinées à leur servir de couverture, rachetant à bas prix (parfois avec un peu de « persuasion ») des entreprises malmenées par la crise économique.
C’est ainsi qu’entre autres, Giordino rachètera pour presque rien aux sœurs O’Keefe les « Daddy’s Stores » dans lesquelles il détenait déjà une participation importante. Pour diriger ces entreprises et blanchir l’argent « sale » de la Cosa Nostra, il place ses deux frères à leur tête, avec mission de nouer les contacts les plus fructueux possibles dans les milieux politiques, financiers et industriels. Nous savons tous aujourd’hui que ces procédés ont réussi au-delà de toute espérance.
Don Pasquale s’éteindra paisiblement dans son lit, à l’âge de 76 ans, estimé et respecté de tous. Son fils aîné Michelangelo (qui sera assassiné en 1972 lors de la fameuse tuerie du salon de coiffure de la 34ème rue) lui succède. Une anecdote pour terminer : on prétend, dans les milieux bien informés, que c’est don Pasquale qui aurait servi de modèle à Mario Puzo pour son fameux best-seller « Le Parrain » paru en 1968. Contacté par nos soins à ce propos, M. Puzo n’a ni confirmé, ni démenti.

L'individu a été aperçu dans les albums suivants :

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